HISTOIRE

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Suivez la guide !

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Épousant au mieux la forme du rocher, le fort est composé de quatre bastions assez peu réguliers.
A gauche de l’entrée : le Bastion Royal, le Bastion Sainte-Anne, le Bastion Saint-Antoine et le Bastion Saint-André. La courtine qui relie les deux derniers bastions s’appuie sur une grosse tour ronde, ultime vestige, sans doute, des fortifications antérieures. Enfin, l’entrée est protégée par une petite demi-lune, dite Luneton de la Porte. Entre cette demi-lune, où aboutit une courte jetée, et le Bastion Saint-André s’étend une petite plage qui constitue le seul accès possible au fort.

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Tous les bâtiments du fort sont aujourd’hui dissimulés derrière les murailles mais, à l’origine, il semble qu’ils avaient un ou deux étages qui ont donc été rasés ; le seul bâtiment visible de l’extérieur est la maison du gardien du phare construite bien après. Le chemin de ronde qui court autour des remparts servait de lieu de promenade aux prisonniers autorisés à s’y rendre pour prendre l’air. Enfin, sur la plage d’accès et en dessous du Bastion de Saint-André, il subsiste des traces d’un ancien môle dont on ne connaît pas l’usage (digue de protection ?).

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Dans un premier temps l’île servit de repère aux corsaires et aux pirates.
En 1586, un premier fort défensif est construit sous l’ordre du vicomte Guillaume de Joyeuse pendant les guerres de religion, afin d’éviter que les protestants ne s’en serve comme base forte.
Sa superficie fût augmenté en 1604 puis en 1610 mais aucun plan n’est connu de nos jours.
On sait cependant que le fort pouvait déjà accueillir une soixantaine d’hommes, deux frégates sous le commandement d’un certain Barberoussette, pirate de son état.

[/et_pb_tab][et_pb_tab title= »1632, projet » tab_font_select= »default » body_font_select= »default »]

Ce n’est qu’en 1632, lors de sa révolte contre Richelieu, que le duc Henri II de Montmorency le fit occuper par le capitaine de ses gardes, le Sieur de La Croix, qui continua à le tenir après la défaite et la capture du duc, le 1er septembre 1632, à la « journée de Castelnaudary ». Aussi, dès le 1er octobre, le roi ordonna par lettres patentes la destruction totale, mais celle-ci ne fût exécuté qu’en partie.
Lors de sa visite en Agde, le cardinal Richelieu a le projet de faire à l’emplacement du port du Cap d’Agde un grand port de guerre et de commerce. Le projet commence par la construction de la digue, encore aujourd’hui appelée « digue Richelieu ».

[/et_pb_tab][et_pb_tab title= »1680, 1852 : prison d’État » tab_font_select= »default » body_font_select= »default » tab_font= »|||| » tab_line_height= »2em » tab_line_height_tablet= »2em » tab_line_height_phone= »2em » body_font= »|||| » body_line_height= »2em » body_line_height_tablet= »2em » body_line_height_phone= »2em »]

En 1680, l’île est de nouveau réhabilité et une nouvelle construction voit le jour avec la réalisation d’un ingénieur NIQUET, élève de Vauban. Malgré quelques aménagements ultérieurs le fort prend l’image que nous lui connaissons aujourd’hui.

Le fort devient alors une prison d’Etat au même titre que la Bastille à Paris ou le château d’If à Marseille. Les motifs de détentions étaient trés variés mais le plus souvent pour fautes légères ; vols, libertinage, etc…

La date reste incertaine, on sait cependant que deux ans après la révocation de l’édit de Nantes, en 1687, l’intendant du Languedoc, Nicolas de Lamoignon de Basville, y envoya vingt-deux huguenots cévenols pendant trois semaines avant de les faire transporter sur des plages italiennes près de Gênes, d’où ils gagnèrent la Suisse.

Plus tard, au début du XVIIIe siècle, des protestants du Vivarais y furent également internés, notamment Étienne Durand, le père de Marie Durand, la plus célèbre prisonnière de la tour de Constance.En 1790, l’Assemblée nationale, dans son décret du 16 mars détaille les dispositions suivantes concernant toutes les personnes détenues dans les châteaux, maisons de force, maisons de police, ou autres prisons quelconques, par lettres de cachet, ou par ordre des agents du pouvoir exécutif…seront remises en liberté avec cependant quelques restrictions concernant les détenus pour crimes, faits très graves ou cause de folie.Il faudra attendre le mois de juillet 1791 pour que les autorités s’occupent des prisonniers de Brescou. Ils ne sont alors plus que quatre.Le fort aura alors une utilisation plus militaire que carcérale pour quelque temps.

En ce début de XIXe siècle, après l’abdication de Napoléon Ier et l’avènement de Louis XVIII, on assiste à une répression contre les républicains et les bonapartistes. 50 hommes environ y sont envoyés en juillet 1815. Leur peine est de courte durée.

Quelques années plus tard, la conquête de l’Algérie terminée, le fort reçoit des prisonniers venant d’Algérie, après la prise de la smala d’Abd-el-Kader en juin 1843. Des travaux, ordonnés en octobre 1843 par le ministre de la guerre, le maréchal Soult, sont effectués pour les recevoir. En janvier 1844, le fort peut accueillir quelque 132 détenus répartis dans 14 chambres et de quoi loger les militaires, soit environ 45 personnes.

Ces nouveaux prisonniers sont envoyés au fort jusqu’au mois de décembre 1851. Ils viennent d’Afrique mais aussi et surtout des prisons environnantes comme Aniane, Nîmes et Béziers ; on compte 129 Algériens prisonniers et 21 places vacantes, le fort pouvant contenir 150 contenus d’après un état du 1er décembre 1851. Ils sont occupés – et ce sont les seuls, au cours du temps, dans cette prison – à travailler.

Le coup d’État du prince-président, le 2 décembre 1851, est suivi de nombreuses arrestations. Le fort va, à nouveau, être mis à contribution. Les Africains du nord sont donc remplacés par « les prévenus de crimes commis dans la nuit du 4 de ce mois » (décembre 1851). Plus de 300 « prévenus politiques », selon la terminologie de l’époque, passent par le fort sur une période d’environ 4 mois (de décembre 1851 à avril 1852). Le 10 décembre 1851 une lettre de la 1ere division de la préfecture de l’Hérault autorise le sous-préfet  « à faire transférer au fort Brescou 50 à 60 prévenus politiques car le fort peut contenir 186 détenus et il n’y a en ce moment que 127 condamnés arabes…je vous prie de renvoyer (les prisonniers arabes) à la Maison Centrale d’Aniane » pour en avoir référé à M. le Ministre de l’Intérieur.

L’avenir de la prison va changer le 8 janvier 1855. Ce jour-là le ministre de l’intérieur écrit au préfet de l’Hérault : « L’insuffisance et l’insalubrité des locaux du fort Brescou, la difficulté du transport de vivres et des autres objets, et la dépense qu’entraîne ce transport, m’ont déterminé à renoncer à l’occupation du fort Brescou ». En conséquence il décide dans ce courrier que les condamnés actuellement enfermés au fort seront transférés à la maison centrale d’Aniane qui les accueillera, car de nombreuses places y sont vacantes. En peu de temps les prisonniers du fort gagnent Aniane et le dernier convoi arrive à Agde le soir du 21 février 1855. La maison est vide de prisonniers écrit le directeur. Ses archives ainsi qu’un inventaire des objets remis sont envoyées à la préfecture de l’Hérault. Les locaux sont repris par l‘armée, en l’occurrence le génie, dont le colonel établit dès le 4 avril un procès-verbal de reprise des locaux.

On dénombre encore une occupation à Brescou lors de l’expédition Mexicaine de Napoléon III en 1864.Un courrier écrit par le sous-préfet au maire fait état de prisonniers mexicain.

Le fort accueillera cependant ponctuellement quelques individus jusqu’aux années 1940.

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Les raisons de détention au Brescou allaient de la raison d’État au simple désir des familles d’être débarrassées de parents jugés inopportuns. Principalement pour des délis mineurs : violence, vols, dettes,libertinage (ce mot ayant un sens beaucoup plus étendu que de nos jours) cela pouvait signifier jouer au jeu d’argent, duel, etc…
Ces prisonniers étaient souvent des fils « de bonnes familles », des dissipateurs, des époux violents  ou volages, des voleurs, des personnes qui nuisaient à la réputation de la famille.

Pour l’entretien et la charge du prisonnier, les familles devaient verser une pension au commandant du fort, le prisonnier était retenu au fort jusqu’à ce que la totalité de la pension soit versée.
Les pensions servaient à l’entretien du prisonniers : sa nourriture, le chauffage, son matelas.
La pension pouvait varier en fonction selon la conduite des prisonniers, le rang et la situation financière de la famille.
Le prisonnier était libre une fois la pension entièrement versée pas la famille.
Il était donc très facile de se débarrasser d’un membre de la famille qui nuisait à la réputation.

Le nombre du prisonniers fluctuent selon les périodes, il étaient répartis dans les cellules en rez-de-chaussée et un étage.
Les prisonniers pouvaient être 5 ou 6 par cellule, les plus aisés (dont la famille envoyé un peu plus d’argent) avaient dans leur cellule un matelas, des couvertures, et de quoi se chauffer et la plus souvent dans les cellules du premier étage.
Les prisonnier les plus modestes étaient répartis dans les cellules du rez-de-chaussée, plus humides et obscures.
La vie sur le fort était rude, autant pour la garnison que pour les détenus, autant pour la promiscuité que pour le manque d’hygiène, les prisonniers pouvaient en général circuler librement sur les remparts du fort, pour regagner leurs cellules le soir.

En plus de la garnison, le fort abritait aussi un aumônier ainsi qu’un cantinier et sa femme qui y résidaient avec leurs enfants. Le travail était pénible car le cantinier devait cuisiner deux menus différents.
L’un pour les soldats et les prisonniers les plus pauvres, l’autre pour les officiers et les détenus aisés.
Au rez de chassée du fort se trouve la maison du cantinier où il résidait avec son épouse, seule femme du fort.
C’est aussi lui était en charge de vendre au prisonnier le bois pour se chauffer, les bougies, de la nourriture, des vêtements, etc…
On sait également qu’un barbier et un docteur pouvait se rendre sur le fort à la demande du cantinier, pour les prisonniers qui en avait les moyens.

Pour la plupart des détenus, la principale préoccupation était l’évasion. Le fort étant à 1 500 m de la côte, le seul moyen de fuite était la traversée à la nage ou le passage en barque. Dans les deux cas, il fallait des complicités à l’intérieur et, pour avoir une barque il fallait nécessairement s’entendre au préalable avec des pêcheurs de la région. On ignore le nombre total des évasions mais, entre 1757 et 1773, nous en connaissons environ vingt-cinq, tant réussies que restées à l’état de tentative.

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  • Le phare moderne qui s’y trouve aujourd’hui, et qui signale les rochers aux navigateurs, sera habité par un gardien responsable de sa maintenance jusqu’au milieu du XXème siècle.
  • Le fort Brescou n’accueille plus aucune présence humaine depuis l’automatisation du phare, en 1989.
    Des travaux de consolidations ont été entrepris à partir de 1998 pour réparer les dégâts provoqués par les tempêtes ; un pan de rempart menaçait de s’effondrer dans la mer.
  • L’île est un site privilégié pour la plongée et la pêche sous-marines de part sa localisation, située au milieu de la zone NATURA 2000, protégé pour son milieux sous-marin extrêmement riche : en loups, dorades, murènes, langoustes, et autres espèces.
  • Il y a quelques années, des plongeurs ont découvert entre l’île et la côte l’épave de Brescou.
  • Jusqu’en 2005, le site était ouvert au public dans le cadre des visites guidées de l’office du tourisme du 15 juin à début septembre, avec le participation des bateaux de promenades du Cap d’Agde et du Grau d’Agde.
  • Le site était également accessible lors des journées du patrimoine.
  • Le site du Fort Brescou est aujourd’hui définitivement fermé au public.

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